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« Ah bon ? J'suis pas obligé de faire des rimes là ? »

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  1. Nananère
- Infos sur ce morceau -Je me moque de cette tendance à l'infantilisation du Rap français (le plus médiatisé comme toujours), au travers les piètres imitations du Rap US bling bling, les "personnages" de gangsta surjoués jusqu'au ridicule. Je déplore que l'on en soit arrivé à entrer ces stéréotypes dans la tête de beaucoup de jeunes auditeurs, au détriment d'un rap plus mature. Année : 2010
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Extrait de : Entre dans mon jeu
  1. Nananère
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  1. Nananère
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  1. Putain de Rap
- Infos sur ce morceau -Tout d'abord, je raconte ma découverte du Rap, puis sa pratique. Ensuite, je fais comprendre au détracteurs les plus virulents de cette musique qu'ils ne m'ont jamais découragé. Puis je fustige les excès d'ego-trip et les caricatures que certains incarnent vis-à-vis de ce style musical. Année : 2014
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Extrait de : Putain de Rap
  1. Putain de Rap
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  1. Gamin !
- Infos sur ce morceau -"Confrontation" entre moi et un jeune auditeur de groupes de "Rap" formatés Skyrock, autotune, etc. J'ironise sur mon appartenance à la génération précédente, en le mettant en garde sur la façon dont on cherche à conditionner ses goûts. Sur la fin, je m'ofusque des échanges virulents qui peuvent se produire sur des forums Internet. Année : 2014
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Extrait de : Putain de Rap
  1. Gamin !
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  1. Boîtes à rythmes
- Infos sur ce morceau -A la façon d'un genre de bricoleur passionné, je décris les différents éléments qui composent une boite à rythme "typique" de Rap. Ensuite, je m'amuse à changer les percussions à plusieurs reprises, tout en décrivant ce que chacune de ces rythmiques peut m'inspirer. Je conclu en critiquant le manque de diversité de bien des prods de Rap (surtout du style dit Trap) Année : 2014
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Extrait de : Putain de Rap
  1. Boîtes à rythmes
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TOUS LES BILLETS
Bienvenuemon site - ma démarche« J'ai bel et bien fini de me prendre la tête avec la programmation de ce foutu site… Ouf ! [...] »SUITE 10/09/2013

Ne vous laissez pas avoir par les ''nouvelles'' extrêmes droites - PARTIE 1politique - manipulations - intolérance« Ce billet pourrait s'adresser tout particulièrement à la jeunesse dite "issue des quartiers" (et accessoirement de l'immigration). Ce n'est pas un jugement brut sans prendre en compte le fait que tous ne tombent pas dans ce piège qui leur est tendu. [...] »SUITE 01/11/2013

Ne vous laissez pas avoir par les ''nouvelles'' extrêmes droites - PARTIE 2politique - manipulations - intolérance« Dans mon précédent billet, j'évoquais en France, le contexte dans lequel l'extrême droite avait tranquillement fait son bonhomme de chemin, surfant sur le désarroi généralisé d'une bonne partie du peuple. J'en reviens maintenant au présent. [...] »SUITE 02/11/2013

Macho, homophobe, ça rend pas plus virilsociété - discriminations« S'il y a un cliché qui revient sans arrêt dans la musique que je peux aimer et pratiquer c'est bien celui-ci : le bon gros gangsta entouré de bitches, pour bien afficher, jusqu'au grotesque, qu'il est "du bon côté de la barrière". [...] »SUITE 02/12/2013

Le luxe de se plaindrenéolibéralisme - social« Oyé braves gens ! Je viens vous faire part d'un terrible constat : il y a au dessus de vous, des personnes qui souffrent. Comment ? Vous ne ressentez pas leur souffrance ? C'est sans doute que vous êtes trop préoccupés par votre petit confort, vos petits ennuis, ou votre petite précarité quotidienne. [...] »SUITE 29/04/2014

Rap, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?rap - préjugés« Accusé Rap, voici les faits qui vous sont reprochés. Trouble à l'ordre public de la musique. Perversion de la jeunesse. Incitation au meurtre. Que votre avocat s'exprime à présent. [...] »SUITE 29/08/2014

Fin de repas tragiquecharlie hebdo - religions - inégalités« Nous sommes vers la fin d'un repas. Autour de la table, ça digère plus ou moins bien… Puis survient l'incident. Un des invités, sans doute un peu éméché, enchaîne des blagues d'une certaine lourdeur. [...] »SUITE 02/02/2015

Sous l'emballage, la musiquemarketing - industrie musicale - ma musique« Au commencement, étaient simplement des sons, émis par divers instruments ou autres moyens, généralement en vue d'une certaine esthétique, rien de plus. [...] »SUITE 19/04/2015

Entre désarroi et n'importe quoipolitique - luttes sociales« Le monde d'aujourd'hui rappelle un constat évident, sauf si la mauvaise foi nous empêchait de le faire. Depuis fort longtemps, il n'y a jamais eu autant de concentration de richesses, de précarité, même dans les pays dits "riches". [...] »SUITE 29/07/2015

Ce n'est plus du Raprap - industrie musicale« Je débute ce texte en précisant d'emblée que je ne suis pas une encyclopédie vivante du genre musical que je défends et pratique. Mais je prétends posséder la base de connaissances pour identifier ce que l'on nomme le Rap. [...] »SUITE 18/06/2016

Ça casse les urnes !politique - élections - démocratie - médias« Le décor est planté. Immobile depuis des décennies. Le cycle est toujours identique, et il débute comme ceci : la déception d'un mandat où la majeure partie des gens a fini par réaliser sa "mauvaise pioche" d'il y a quelques années. [...] »SUITE 06/04/2017
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Ce n'est plus du Rap
18/06/2016rap - industrie musicale

Je débute ce texte en précisant d'emblée que je ne suis pas une encyclopédie vivante du genre musical que je défends et pratique. Mais je prétends posséder la base de connaissances pour identifier ce que l'on nomme le Rap.

bd evolution rap industrie Si je dois rappeler ce pourquoi le Rap m'a séduit il y a longtemps, de multiples raisons me viennent à l'esprit : Pour la spontanéité, le ton direct qu'il permet. La diversité des sujets et des ambiances que l'on peut y glisser. La recherche d'originalité dans les sonorités, pouvant provenir de nombreuses influences. La place vraiment centrale qu'occupe le texte. L'exigence, sans laquelle, quiconque veut se lancer au micro sans avoir travaillé au minimum sa prestation, se ridiculise facilement à l'oreille des connaisseurs. Et surtout, la possibilité d'amener la subversion, la réflexion, au sein d'une société où le temps de parole médiatique est terriblement restreint pour la critique de l'ordre dominant. Toutes ces raisons font qu'aujourd'hui encore, je ne me lasse toujours pas de pratiquer cette musique, à l'échelle du modeste anonyme que je suis.

Ces énumérations peuvent rappeler à quel point le Rap est un tout, et qu'il va delà de la dénomination de simple musique. Oui, il n'est pas uniquement question de musique, il s'y trouve également des convictions ancrées dans la culture Hip-Hop qui l'a fait naître. Des idéaux de rassemblement, de lutte pour l'égalité, contre les discriminations, quelles qu'elles soient. Mais il y a aussi de la joie de vivre, parce que le "fun", c'est de concrétiser ses inspirations (même avec les moyens du bord), d'exorciser la peine et l'indignation trop souvent accumulées. Tout ceci est bien plus profond qu'une histoire d'apparence, de chiffres de ventes et de prestige surfait.

Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis qu'il y a hélas une bonne partie de la génération actuelle (pas tous !) à qui tous ces beaux mots ne parleront pas, ou même pire, que ce sont des concepts qu'ils rejetteront en bloc. J'entends déjà résonner les "Puriste !" ou autres "C'est fini, faut évoluer !". En clair, je finirais par me faire traiter de vieux con. Tout ceci est pourtant paradoxal, vis-à-vis de la situation que je vais décrypter.

En effet, j'ai vécu avant la jeunesse d'aujourd'hui, et j'ai connu une époque où la tendance globale était davantage à la forme qui servait à mettre en valeur le fond. Pas encore le règne de la "coquille vide". C'était une époque où l'industrie se cantonnait à peu près à son rôle de diffuseur, et qui, découvrant à peine cet insolent de Rap, ne lui dictait pas encore vraiment sa façon d'être. C'était aussi une époque où l'individualisme et la société de surconsommation n'était pas aussi poussés, jusqu'au point de faire germer autant de mentalités d'arrivistes, compétiteurs méprisant leur prochain. Je n'éprouve pas de nostalgie particulière, car cette époque n'était que le prélude logique de l'actuelle, les mêmes maux s'étant seulement amplifiés au fil du temps.

Je ne vais pas idéaliser le Rap produit à cette époque. Il avait déjà ses défauts, et comme dit précédemment, ils ont été repris et exagérés, au point d'être automatiquement inclus pour beaucoup, dans la définition même de ce genre musical. Certains connaisseurs d'autres genres tels le Rock pourraient sans doute faire des affirmations similaires, mais je crois pouvoir dire que "le ver est dans le fruit" depuis que le Rap s'est retrouvé dans l'industrie. Avantage : Une plus grande exposition et, potentiellement, un plus grand public. Inconvénient : Une industrie aura toujours pour but premier de faire de l'argent, avec toutes les surenchères possibles et imaginables, des compromis, voire de la médiocrité, du moment que cela est rentable.

Cheminement classique : Grisé par la réussite financière qui a déteint sur ses lyrics, le rappeur US lambda venu d'un quartier pauvre a fini par parler argent, filles faciles, virilisme ; tout le classique folklore bling bling (bien beauf disons-le franchement). Précisons que le contexte très pro-capitaliste des Etats-Unis ne pouvait qu'y contribuer ; influence exportée jusqu'à notre hexagone. La contre-culture Hip-Hop a donc vu sa définition brouillée par ces superflus. Ce qui était à la base un mouvement artistique d'inspiration progressiste s'est retrouvé mêlé, malgré lui, aux travers qu'il pourrait pourtant lui-même dénoncer, provoquant une sorte de conflit intérieur. Dans ce "conflit", deux options-type s'opposent. La première : dire les choses, se démarquer du "moule", être une culture faite par et pour le peuple d'en bas. La deuxième : se laisser digérer par la matrice, et tant mieux pour ceux à qui la loterie du showbiz réussira. Ces dernières années, inutile de préciser laquelle des deux options a largement fini par dominer l'autre.

Le contexte que j'ai décrit peut expliquer aujourd'hui le format de bon nombre de lyrics de morceaux se voulant Rap. Les analyses de la société, les attaques bien ciblées sur les injustices, les hymnes à la fraternité n'ont plus la côte, paraît-il. Petit à petit, les oreilles ont fini par accepter, voire acclamer le guignolesque et le superficiel. Beaucoup s'habituent à des textes décousus, se pâmant devant des phrases chocs (Qu'est-ce qu'elles me gonflent, ces "punchlines" inutiles) sans fond, puisque seul l'effet compte. Sans parler de l'omniprésent egotrip, où même les plus risibles artistiquement se permettent de se vanter, comble du luxe. Comme si le seul but était d'"amuser la galerie", quitte à livrer une caricature du Rap qui se prend pourtant au sérieux. Je ne peux également que déplorer la pauvreté généralisée des productions que j'ai pu écouter par curiosité, depuis pas mal de temps. Quel triste clonage ! Les arrangements systématiquement identiques de la Trap sont passés par là (ces foutues boîtes à rythmes et basses si redondantes). Le sacro-saint autotune est-il si incontournable ? Les flows sont-ils obligés de tous se ressembler ? Non, en principe. Mais, industrie oblige, lorsque l'on a tellement servi la même recette (même désagréable à l'oreille) jusqu'au gavage médiatique, elle peut finir par être machinalement appréciée et imposée comme seule norme. Avec quelle conséquence pour ce qui ne lui ressemble pas ? La marginalisation. Ainsi, le Rap, par défaut, serait désormais celui-ci, et le Rap dont les textes seraient plus recherchés et réfléchis se verrait ajouter l'adjectif "Conscient", comme pour le ranger dans une sous-catégorie. Le Rap a débarqué en apportant un souffle d'air incontestable dans la musique, et il devrait maintenant être cloisonné, vaincu par la facilité, conditionné pour plaire à des critères de rentabilité immédiate ? Le voilà, LE VRAI PURISME !

Récapitulons : les textes incohérents de réflexion politique zéro, les louanges incessants de l'argent, de l'individualisme, et les sonorités frileuses et uniformisées. Si ça en intéresse, qu'ils trouvent un autre nom pour qualifier ceci, et prennent leur indépendance. Fin de l'ambiguité. Que l'on appelle un chat, un chat ; tout ceci n'est plus du Rap (découlant du Hip-Hop), mais sa parodie, une interprétation faussée parce que totalement déconnectée de sa fibre militante de base. Mais pour ma part, je revendiquerai toujours clairement cette appellation pour la musique que je produis, quoi qu'il arrive. Si le Rap, c'était exactement tous les “travers” que j'ai pu pointer du doigt ici, je peux jurer que JAMAIS il ne m'aurait intéressé. Malgré le renoncement généralisé (même chez certains "anciens"), je me contente aujourd'hui de faire du son qui ressemble à du Rap (tout court !).

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